X-Pro1: Test rapide

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Un jeune homme, planche à roulettes à la main, Ottawa, juillet 2012, Test Fuji X-Pro1 (© Sébastien Lavallée)

Bon.

Je l’avoue, j’ai une fâcheuse habitude: avant d’essayer un nouveau gadget, je tente d’abord de déceler ses points faibles, pour voir si ceux-ci me déplaisent, puis je me résous à l’essayer. Généralement, je vais me demander plusieurs fois: «Mais, pourquoi cette chose existe-t-elle?» Comme il apparaît des nouveautés à toutes les deux secondes, il faut bien se trouver des raisons pour ne pas en avoir de besoin!

Puisque, avant de me questionner sur l’existence des appareils, je devrais plutôt les essayer par moi-même, j’ai demandé à Michel Gamache, fier propriétaire d’un exemplaire d’un X-Pro1 et qui en est ravi, de me laisser l’utiliser le temps d’une balade à Ottawa. Première constatation (la plus évidente): le design est irréprochable. Attrayant look un peu rétro qui plait à ceux qui apprécient les appareils argentiques du même format. En voyant l’appareil, on pense tout de suite à des photographies prises sur le vif, l’appareil parfait pour la street photography!

Michel, Ottawa, juillet 2012, Test Fuji X-Pro1 (© Sébastien Lavallée)

Michel

En mode priorité à l’ouverture, l’appareil réagit bien aux situations d’exposition difficiles (contraste). Par contre, il faut s’ajuster pour éviter de perdre les blancs: il a une légère tendance à surexposer. Cependant, c’est assez commun pour les appareils numériques. Lorsque nous avons le temps de préciser la mise au point (toujours en mode automatique puisque la mise au point manuelle est à peu près inutile sur l’objectif 35 mm), celle-ci se fait bien et précisément. Par contre, si vous êtes pressés, prévoyez de régler votre point AF avant et cadrez en conséquence: sinon, la mise au point sera nécessairement ratée. Ce manque de vitesse est étrange compte tenu de l’usage prédestiné de l’appareil, ou est-ce moi qui est beaucoup trop exigeant sur cet aspect? Malgré tout, le réglage de l’ouverture se fait rapidement et sans avoir à quitter le viseur du regard.

Ombre, Ottawa, juillet 2012, Test Fuji X-Pro1 (© Sébastien Lavallée)

Pour la mise au point, le choix du point AF, à deux boutons, se fait plus difficilement en «action». De plus, si, comme moi, votre oeil droit est dominant, utilisez le mode «viseur seulement» plutôt que l’enclenchement du viseur avec détecteur: celui-ci étant situé à droite du viseur, il ne capte qu’à demi lorsqu’on approche l’oeil et éteint parfois le viseur alors que vous tenter de prendre une photo! Pour la mise au point: j’ai tenté l’expérience avec un adapteur et un objectif à mise au point manuelle (Leica) et je dois avouer que l’expérience était plus agréable! Si vous avez un 24 mm avec monture M, cela pourrait vous intéresser!

Un dame attend l'autobus, Ottawa, juillet 2012, Test Fuji X-Pro1 (© Sébastien Lavallée)

Côté optique, l’objectif est excellent: une belle netteté et un bokeh très intéressant à f/1.4. La transition est douce et naturelle entre le point de netteté et la zone de flou. J’ai été très impressionné par quelques photos réalisées à l’intérieur d’un café, surtout dans le rendu très naturel des couleurs. Une belle réussite de ce côté!

Michel dans un café, Ottawa, juillet 2012, Test Fuji X-Pro1 (© Sébastien Lavallée)

Finalement, mon petit test rapide m’a convaincu que l’appareil avait de grands avantages (sa discrétion et le fait qu’il soit beaucoup moins intimidant qu’un SLR, entre autres), mais je ne suis pas encore entièrement convaincu par le système de mise au point. Une place plus intéressante laissée à la mise au point manuelle ou un AF plus facilement malléable sans quitter le viseur serait un ajout fort apprécié. J’ai bien hâte de voir où Fuji va mener cette gamme de produit (un capteur plein cadre serait une bonne idée). Il serait aussi très stimulant que les autres fabricants se joignent à la course pour développer leur propre appareil de ce type!

Grues, Ottawa, juillet 2012, Test Fuji X-Pro1 (© Sébastien Lavallée)

Pour l’instant, le prix de ce boitier demeure un peu élevé (s’il avait la fiabilité d’un boitier professionnel, ce serait une autre paire de manches, cependant). Il n’en demeure pas moins que c’est un jouet plaisant à utiliser et un boitier parfait pour des photos prises au gré des pas dans votre ville préférée!

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