Coiffure et photographie

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Jonathan Gervais, Coiffeur Styliste, Gatineau (© Sébastien Lavallée)

Je me suis fait couper les cheveux. Sans farce; ça s’est passé hier.

Pourquoi je vous en parle? C’est que quelque chose m’a frappé en sortant du salon. C’est la première fois de ma vie que je vais plusieurs fois voir le même coiffeur. Année après année. Je me suis fait couper les cheveux partout: par le barbier aux revues «pour hommes», par des ami(e)s au ciseaux faciles qui veulent «essayer quelque chose», par des coiffeuses expérimentée et trendy, par un oncle au clipper agile, mais c’est la première fois que je me retrouve aussi souvent sur la même chaise (ou presque, puisque mon coiffeur a déménagé).

Je n’y pensais pas jusqu’à ce que nous discutions, hier, des différentes coupes à la mode et de celles qui ont un style indémodable: mon coiffeur connaît son histoire du cheveux! Non seulement ça, mais il en mange (pas littéralement, quand même)! Il s’amuse à coiffer, mais il sait ce qu’il fait, il prend des cours de perfectionnement: il s’intéresse à son métier.

C’est ce que j’aime, en fait. C’est la première fois ou ma seule demande lorsque j’entre dans le salon est: «Bonjour, j’aimerais des cheveux plus courts.», et j’en sors satisfait! Je n’ai pas besoin de connaître le nom de ma coupe, ses différentes étapes de réalisation… si le résultat est bon, je suis heureux!

C’est ce qu’on appelle le professionnalisme, selon moi. Maîtriser son art, s’y intéresser, innover, mais tout cela en adoptant une approche du «client» qui fera sembler tout ces efforts comme étant minimes. Se consacrer à interagir avec la personne devant soi. Regarder dans vos propre vies: quels fournisseurs de services retournez-vous voir? Pourquoi cette approche ne serait pas valable en photographie? Une coupe de cheveux faite par un professionnel vient avec un prix. Celle par un ami néophyte, pas vraiment. Laquelle sera la plus intéressante? Dans un des cas, vous avez 98% des chances de sortir satisfait, dans l’autre…

Pourtant, on hésite moins à faire confiance à un photographe dont l’expérience nous est inconnue qu’à un coiffeur du dimanche, et ce malgré le fait que des cheveux repoussent alors que les événements marquants de votre vie ne se reproduiront pas.

Qu’on me comprenne bien, je n’ai rien contre notre époque et je ne suis pas amer de voir autant de photographes amateurs: il y a un marché pour tout le monde. Cependant, je suis toujours fâché de voir que c’est la qualité des souvenirs des clients qui peut en payer le prix. Je n’aime pas devoir expliquer à mes clients que je ne peux me déplacer partout dans l’église parce qu’un(e) photographe avant moi se déplaçait en sautant par dessus les bancs. Je n’aime pas devoir choisir un nouvel endroit pour faire des portraits parce que l’endroit est maintenant interdit après que certaines sessions aient laissé les lieux sens dessus-dessous. Si vous voulez offrir un service, faites-le avec professionnalisme.

Cela dit, comme l’a si gentiment souligné ma copine à mon coiffeur hier: j’essaie encore une fois ce matin de répéter l’allure de l’oeuvre d’hier dans mes cheveux, mais rien n’y fait… Devrais-je me déclarer «coiffeur amateur»? ;-)

Pour les curieux, vous pouvez trouver mon coiffeur sur Facebook: Jonathan G Coiffeur Styliste.

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