MediaCamp et Atelier Photo

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Événement: MediaCamp

Bruno Guglielminetti, MediaCamp, UQAM, Montréal, Septembre 2010 (© Sébastien Lavallée, 2010)

Bruno Guglielminetti (© Sébastien Lavallée, 2010)

C’était la première édition du MediaCamp, un jour avant le début du PodCamp Montréal (auquel je ne pouvais malheureusement pas assister… mais les conférences sont disponibles en ligne). Organisé par mon ami Mathieu Lavallée (aucun lien de parenté, en passant), Laurent Maissonave, Sylvain Carle et Bruno Guglielminetti, le MediaCamp proposa de belles discussions sur les nouveaux médias vs les médias «traditionnels», mais aussi sur les réseaux sociaux. Le tout sur le modèle de l’anti-conférence: une courte conférence de 15-20 minutes suivie d’une discussion où chacun participe. Cela peut être très intéressant et peut même parfois dévier le sujet complètement (on ne semblait pas tenté par le sujet de la déontologie, mais la discussion fut tout de même très intéressante). Une belle expérience, j’espère que le concept reviendra pour une deuxième édition ! Continue reading

Beaucoup à dire…

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Grands prix du journalisme indépendant 2010

Christian Vanasse en Michel Chartrand, Grands prix du journalisme indépendant, AJIQ, Lion d'or, Montréal, Juin 2010 (© Sébastien Lavallée, 2010)

Christian Vanasse en Michel Chartrand (© Sébastien Lavallée, 2010)

Au Lion d’or, jeudi le 3 juin dernier, avait lieu la remise des Grands prix du journalisme indépendant de l’AJIQ animée par Christian Vanasse. J’y étais en compagnie de mes collègues et amis Maryse Tessier, Gabrielle Brassard-Lecours et Mathieu Lavallée. À souligner: la récompense dans la catégorie «Photographie de presse» est allée à François Pesant pour son reportage Au Sri Lanka, cinq ans après le tsunami… paru dans L’Actualité en novembre 2009. Pas trop de photos: je laissais la place à ma consœur Isabelle «Zabel» Gauthier qui couvrait l’événement. Continue reading

Mea culpa

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La Jonction et Ski Montcalm

Je sais, je sais: je n’ai rien ajouté à mon blogue depuis belle lurette! En fait, j’étais plutôt occupé ces derniers jours, ce qui m’a gardé loin de mon écran d’ordinateur.

Soirée-causerie La Jonction: Les réseaux sociaux

Vendredi dernier, je me suis rendu à Montréal pour assister à une soirée-causerie La Jonction qu’organisait mon amie Maryse Tessier. Au menu: une discussion sur les réseaux sociaux et la place qu’ils occupent dans le journalisme d’aujourd’hui en compagnie de Brian Myles et de Dominic Arpin. J’y étais pour écouter, mais aussi pour faire quelques photos pour la page Facebook du groupe des Étudiants et diplômés en journalisme de l’Université de Montréal. Continue reading

De la souris au rabot

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Portrait: Pierre Bellefeuille, graphiste et luthier

Pierre Bellefeuille (© Sébastien Lavallée, 2009)

Pierre Bellefeuille (© Sébastien Lavallée, 2009)

Pierre Bellefeuille est un graphiste de Gatineau qui s’est découvert une passion pour la lutherie. Tout a commencé avec un cadeau de la part de sa belle-mère en Belgique: un vieux violon qu’il a ensuite fait restaurer. La qualité du travail laissant à désirer, il a commencé à se renseigner sur les techniques de lutherie. D’un naturel perfectionniste, avec un grand souci du détail, M. Bellefeuille s’est consacré à la recherche intensive au cours des deux dernières années et, en compagnie d’un luthier d’Aylmer, a finalement construit son tout premier violon en 2009.

Son but? Il vise le marché haut de gamme d’ici cinq ans! Le marché des violons en bas de 4000$ étant saturé par la production chinoise, c’est vraiment de ce marché qu’il désire se démarquer  puisque c’est dans ce créneau plus haut de gamme que le travail minutieux de l’artisan prend toute son importance: «J’ai encore mes preuves à faire! Dans les prochaines années, j’aimerais faire des instruments que je pourrai présenter aux concours de la Violin Society of America (VSA) et essayer de me positionner parmi les premiers, si possible, sinon ça sera une expérience enrichissante», dit-il.

Celui qui désire vendre ses futurs violons entre 12 000$ et 20 000$ ne rêve toutefois pas en couleurs et ne voit pas cette passion uniquement d’un point de vue financier: «Je n’ai jamais travaillé pour l’argent, je travaille par passion, mais c’est certain que je vais chercher à rentabiliser mes investissements.»

 

Congrès de la FPJQ

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Le journalisme selon les journalistes

J’ai participé pour la première fois au congrès de la FPJQ en craignant le fatalisme, mais le rendez-vous portait tout de même bien son titre: Sortie de crise. Tout d’abord, une place a été faite aux nouveaux médias: j’ai suivi un atelier de Raymond Viger portant sur le blogue et comment rentabiliser sa portée, et il y avait même des rencontres portant sur Twitter et autres réseaux sociaux!

Je lève mon chapeau, aussi, à l’équipe derrière Rue Frontenac qui, lorsque l’on met de côté les conditions dans lesquelles le journal en ligne a vu le jour, font un travail intéressant pour le journalisme sur Internet en prenant des risques et en empruntant des avenues encore inconnues (donc pas nécessairement rentables).

Il a aussi été question de l’intervention de l’État dans les médias, entre autres par le discours de la ministre Christine St-Pierre, qui trouva ses échos dans la séance plénière du samedi après-midi à laquelle participaient André Pratte, Bernard Descôteaux, François Bourque et Chantale Larouche. Crédit d’impôt? Intervention directe? Il faudra attendre les résultats de l’étude sur l’état des médias dont Mme St-Pierre a mandaté Dominique Payette, ancienne journaliste et docteure en sociologie. Les discussions sont entamées, mais les solutions sont encore inconnues. À suivre.

Raymond Viger (© Sébastien Lavallée, 2009)

Raymond Viger (© Sébastien Lavallée, 2009)

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Une journée avec Bernard Brault

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Charles Hamelin, devant Apolo Anton Ohno, qui remporta la médaille de bronze au 1000 m. (© Sébastien Lavallée, 2009)

Charles Hamelin, devant Apolo Anton Ohno, qui remporta la médaille de bronze au 1000 m. (© Sébastien Lavallée, 2009)

Dimanche dernier, j’ai accompagné Bernard Brault, photographe de La Presse, lors de sa journée de travail. Au menu: entre des photos d’un condo à l’île Paton et des photos culinaires, nous nous sommes rendus à l’aréna Maurice-Richard pour assister à la coupe du monde de patinage de vitesse courte piste. M’étant improvisé assistant pour les premières et les dernières photos, j’ai tout de même rapporté quelques photos du patinage de vitesse de cette journée.

Merci à Bernard, pour l’expérience, et aux autres photographes croisés lors de la journée pour l’accueil!

Pour voir les photos de Bernard, rendez vous ici.

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Nouvelle photo!

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J’ai eu, depuis à peu près un mois, à réaliser quelques assignations pour le jounal Les Affaires. Voici la dernière: Mme Denyse Jomphe, directrice de la gestion des ressources humaines du Musée canadien de la nature à Ottawa. On m’avais laissé plutôt libre pour la photo, en ne me parlant que de l’idée derrière l’article. Voici la photo (qui n’est pas disponible sur le site web, mais seulement dans la publication papier).

(© Sébastien Lavallée, 2009)

Mme Denyse Jomphe (© Sébastien Lavallée, 2009)

Journalisme et Internet: incompatibles?

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La discussion est vive ces temps-ci autour du journalisme et de sa place sur Internet. Au menu: financement, transition, mais surtout la qualité! J’ai été frappé, comme Steve Proulx, par le texte de Hugos Dumas Le plus beau métier du monde paru dans La Presse le 4 avril dernier. Le problème: je suis de cette génération qui croit fermement que Internet et journalisme de qualité ne sont pas à deux pôles opposés, qu’il est possible d’avoir l’un avec, mais surtout au service, de l’autre.

Que l’on s’attaque au blogue passe encore, mais le journalisme de demain devra nécessairement passer par le web pour survivre, d’une façon ou d’une autre. Dépoussiérons nos archives, il en était de même avec la venue de la télévision: pour plusieurs, cela signifiait la mort des cinéma. Si les cinémas de quartier sont maintenant de rares exceptions, chacun des deux médias à pu trouver son credo particulier, son mode de fonctionnement.

Selon moi, la transition se fera beaucoup mieux si l’on cesse d’analyser la bébitte et que l’on se met à sérieusement mettre en place des moyens de l’intégrer efficacement, de tirer profit de ses forces. En attendant, vous pouvez lire, comme le suggérait mon ami Mathieu Lavallée, un billet de L’Électron Libre sur le sujet.

Citizenside: la démocratisation de l’image?

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Penseriez-vous, qu’en ayant capté avec votre cellulaire un évènement hors du commun, vous pourriez être publié via une agence de presse? C’est ce que propose Citizenside. Agissant comme une agence de presse photographique, elle propose même une application permattant de télécharger des photos directement de son iPhone vers le site web.

Si cela s’adresse majoritairement aux amateurs, aux témoins, il y a toutefois une rigueur journalistique importante. Il y a même des employés qui occupent le poste de chercheurs-vérificateurs (les fact-checkers francophones) qui vérifient l’authenticité d’une photo en fonction de ce que son auteur prétend être la réalité. Ils peuvent même dire si des logiciels comme Photoshop ont été utilisés (et travaille sur une façon de savoir à quel point ces logiciels ont modifié l’image)! Les photographes se voient alors attribué une cote de fiabilité en fonction de ces recherches.

En étant membre de cette agence, vous pouvez même recevoir des avis de la part des administrateurs si un événement important se déroule près de votre domicile.

Ce phénomène est à prendre au sérieux: même l’Agence France-Presse (AFP) est actionnaire minoritaire de Citizenside. En chiffres, c’est près de 500  images soumises par jour sur le site, des quatre coins du monde, dont 5 % du lot trouve preneur.

Les dirigeants et employés de cette entreprise de presse nouveau genre ne perçoit pas cette démarche comme allant à l’encontre des pratiques reliés à l’information. La plupart ont même leur carte de presse! Ils croient fermement que les photographes de presse de métier ne devraient pas craindre de telles pratiques, puisqu’elles ne nuisent en rien à leur travail. Et vous, qu’en pensez-vous?

Leçon de journalisme: Desjardins et les PCAA

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Aujourd’hui, un texte à saveur économique: j’ai été envoyé samedi pour assister à la conférence de presse de Monique Leroux (Desjardins), mais le résultat n’est pas à la hauteur de mes espérances (vous pouvez toujours, pour voir sa version, consulter le blogue de ma collègue Maryse Tessier qui m’accompagnait)! Difficile de débusquer l’information importante quand on ne sait pas de quoi il est question! Je pourrai au moins affirmer y avoir apprit quelque chose: connaissant l’hermétisme du sujet, j’y suis allé pour l’expérience, pour vivre une conférence de presse, mais aussi pour le défi.

Voici l’article, mais il faut ajouter que Desjardins n’a peut-être pas fait de profits faramineux en 2008, mais il en a fait! Reste à voir ce que 2009 nous réserve…

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Un pas de plus… mais dans quelle direction?

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On apprend aujourd’hui que Quebecor Media se retirera du groupe La Presse Canadienne l’an prochain, et ce au profit de leur propre «agence de presse», QMI, que constituera les nombreux organes de presse regroupés sous l’enseigne de Quebecor (dont le Journal de Montréal, toujours en lock-out). Rappellons que cette agence de presse maison représente l’une des demandes de la direction du Journal de Montréal dans le conflit actuel. Rappellons aussi que La Presse Canadienne est elle-même une coopérative alimentée par les médias canadiens y participant.

Productivité ou danger? : Lock-out au Journal de Montréal

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Cet article a été écrit il y a un peu moins d’un mois, mais il est toujours d’actualité (malgré le silence entourant le lock-out pour le moment). D’autant plus que Jeff Jarvis, que je cite dans ce texte, a lancé une idée plutôt intéressante sur le sujet: ouvrir les portes des médias aux pigistes, étudiants et autres afin de combler les manques dans l’information en organisant toute une structure ou chacun choisirait son assignation. Si cela comporte son lot de risque (est-ce du cheap labor, du journalisme à rabais?), cela correspond bien à la crise de l’information (trop de nouvelles, pas assez d’effectif et de moyens financiers) et ce, sans avoir recours à la convergence. Qu’en pensez-vous?

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