Projet photo: C’est quoi ta job?

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Exposition «C'est quoi ta job?» lors de l'événement soulignant le trentième anniversaire de Entraide familiale de l'Outaouais. (© Sébastien Lavallée)

Un panorama réalisé rapidement de mon exposition.

Le 25 octobre 2012, dans le cadre de l’événement soulignant les trente ans d’Entraide familiale de l’Outaouais, je présentais pour la première fois le projet photo sur lequel j’ai travaillé au cours des derniers mois. Un bel événement auquel il m’a fait plaisir de participer. J’ai d’ailleurs fait le montage du cahier créé pour l’occasion, De la guenille au réemploi, trente ans de lutte à la pauvreté.

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PPOC, Joe McNally et projet photo

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Joe McNally à Toronto lors de la convention du PPOC-ON (© Sébastien Lavallée)

Toute une convention il y a une semaine à Toronto avec les collègues du PPOC Ontario! Toujours un plaisir de rencontrer d’autres photographes, surtout quand le conférencier principal est Joe McNally et que celui-ci offre deux présentations et deux live-shoot sur deux jours! Beaucoup d’émotions, aussi. Cette année, deux des trois photographes de l’année sont de Ottawa: Jean Chartrand (photographe comercial de l’année) et Randy Shaughnessy (photographe artiste de l’année). Il y a énormément de talent dans la région, il n’y a pas à dire! Continue reading

Marche aux flambeaux et C-41

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Marche aux flambeaux: à la mémoire de Valérie Leblanc

Marche aux flambeaux à la mémoire de Valérie Leblanc, 9 septembre 2011, Cégep de l'Outaouais (© Sébastien Lavallée)

Un homme sur place me l’a confié juste au moment où la famille de Valérie Leblanc ouvrait cette marche aux flambeaux le 9 septembre 2011: «C’est incroyable de voir toutes ces personnes réunies à la mémoire d’une seule.» Je dois dire que je n’ai pu qu’acquiescer à cela en voyant la foule, entre 300 et 500 personnes, qui s’était réunie derrière le Cégep de l’Outaouais pour poser ce geste symbolique qui visait, du même coup, à chasser une partie de la peur que les sentiers du parc de la Gatineau apportent maintenant aux utilisateurs quotidiens.

Il est tout de même beau de voir que tant de bonté, tant de solidarité, peut naître d’un drame aussi horrible que celui qui afflige la famille Leblanc. Au delà du symbole de la multitude de petites lueurs dans la nuit, c’est d’un seul mouvement que le groupe a vécu ce moment avec la famille et les amis de la victime. Un geste simple pour une image frappante qui a de quoi nous réconcilier avec l’être humain.

Les parents de Valérie allument leurs chandelles. Marche aux flambeaux à la mémoire de Valérie Leblanc, 9 septembre 2011, Cégep de l'Outaouais (© Sébastien Lavallée)
Les parents de Valérie allument leurs chandelles.
Marche aux flambeaux à la mémoire de Valérie Leblanc, 9 septembre 2011, Cégep de l'Outaouais (© Sébastien Lavallée)

(© Sébastien Lavallée)

La famille ouvre la marche. Marche aux flambeaux à la mémoire de Valérie Leblanc, 9 septembre 2011, Cégep de l'Outaouais (© Sébastien Lavallée)

La famille ouvre la marche. (© Sébastien Lavallée)

Marche aux flambeaux à la mémoire de Valérie Leblanc, 9 septembre 2011, Cégep de l'Outaouais (© Sébastien Lavallée)

(© Sébastien Lavallée)

C-41

C’est mercredi le 7 septembre dernier que se déroulait le lancement de l’exposition World Press Photo à Montréal, incluant sous la même bannière deux autres expositions: Anthropographia et C-41. Comme vous le savez, certaines photos de mon projet «Histoires de Chasse» se retrouvent dans cette dernière exposition visant à promouvoir le talent photographique émergent au Québec. J’ai donc pu, mercredi, voir le résultat final de cette exposition. Dans mon cas, quatre photos ont été sélectionnées (voir plus bas). Pour voir des photos de l’exposition réalisées par un autre photographe sélectionné dans le cadre de C-41, Ulysse Lemerise-Bouchard, rendez-vous sur la page Facebook du World Press Photo Montréal. Moi, tout ce que j’avais comme appareil était un appareil argentique! Une petite note aussi: l’exposition débutait officiellement le 8 septembre plutôt que le 13 septembre. Vous pouvez donc vous y rendre dès aujourd’hui!

 

Sébastien Lavallée, Histoires de Chasse: quatre photos présentées lors de l'exposition C-41 en marge du World Press Photo à Montréal du 8 septembre au 2 octobre 2011, Marché Bonsecours. (© Sébastien Lavallée)

Mes quatre photos présentées dans l'exposition

Voici le texte accompagnant mes photos:

Histoires de Chasse

Le projet est né d’une curiosité personnelle par rapport à l’isolement des chasseurs : comment et pourquoi demeurer immobile, silencieux et passif pendant de si longues périodes de temps? J’ai eu de la misère à mettre de côté les stéréotypes que j’avais face à la chasse et à effacer complètement l’image clichée de la bête sans vie cordée à l’arrière d’un camion. Cependant, en accompagnant mes chasseurs, la proie a vite perdu de son intérêt; muni de mon appareil, j’ai choisi de chasser l’humain derrière l’arme, de partir à la rencontre du feu qui alimente cette passion chez certains.

Mes  « Histoires de chasse » se veulent un regard sur les particularités qui définissent chaque chasseur : sa méthode, son approche et son histoire. Pour chaque individu photographié, j’ai découvert autant de raisons différentes pour attendre silencieusement la bête qui tarde à venir.

L’architecture des corps

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L’architecture des corps

Les passionnés de la photo: Benjamin Madison (hors-série)

Par Sébastien Lavallée

Benjamin Madison, Vieux-Hull, Mars 2011 (© Infocale - Sébastien Lavallée, 2011)

Benjamin Madison (Photo: Sébastien Lavallée)

Benjamin Madison est très ancré dans sa région: inspiré par les photographes du coin et très reconnaissant des contacts qu’il a accumulés dans le milieu qui l’aident au fil des défis, il ne se considère pas comme un photographe technique. Rencontré dans un bar du Vieux-Hull, le photographe nous parle un peu de sa démarche artistique.
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Angoissés s’abstenir

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Angoissés s’abstenir

Entrevue avec Caroline Hayeur

Par Sébastien Lavallée

Caroline Hayeur, Montréal, Novembre 2010 (Photo: Sébastien Lavallée)

Caroline Hayeur (Photo: Sébastien Lavallée)

Je suis allé rejoindre Caroline Hayeur dans les locaux de l’Agence Stock. «On déménagé depuis quelques mois», qu’elle me dit alors qu’on descend les étages en ascenseur. Nous nous rendons dans un petit café d’inspiration japonaise. Tout de suite, elle remarque les œuvres aux murs: des numérisations de négatif de film polaroïd en grands formats. L’artiste est sur place, elle discute quelques minutes avec lui de son thème: la disparition. Continue reading