Argentique

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Mon grand-père, Noël 2011. (© Sébastien Lavallée)
Mon grand-père.

Je dois l’avouer: j’utilise encore des appareils photo fonctionnant avec de la pellicule. Couleur, noir et blanc ou ayant passé les dix dernières années dans un tiroir: la provenance de la pellicule ne m’importe guère, tout ce qui compte ce sont les trouvailles que cela procure. Vous pouvez maintenant me traiter de tous les noms, m’accoler des étiquettes si vous le désirez, mais j’utilise cette technologie d’abord et avant tout parce qu’elle me plaît!Ce genre de révélation prend un tout autre sens à la lumière du sort que le destin a réservé à la compagnie Kodak qui annonçait il y a près d’un mois qu’elle se plaçait sous le régime des faillites. Kodak est non seulement le symbole même de l’époque de gloire de l’argentique (plus d’un siècle, tout de même), mais aussi son origine. La pellicule telle que nous la connaissons, nous la devons à George Eastman, fondateur de Kodak. Par contre, il est aussi intéressant de se rappeler que la compagnie est aussi à l’origine de la commercialisation de ses produits en deux branches distinctes: le marché professionnel et le grand public. Avec son premier appareil et son slogan bien connu («You push the button, we do the rest»), la photographie amateur était née: il est maintenant à la portée de tous de créer des images sans se soucier des rouages techniques entourant le procédé.  Cela semble étrangement familier, non?

Pierre-Yves préparant la dinde. Noël 2011 (© Sébastien Lavallée)
Pierre-Yves préparant la dinde.

La vérité c’est que la photographie telle que nous la percevons maintenant doit beaucoup à cette initiative de Kodak. Si le numérique aura eu raison de la compagnie, la logique même de ces nouvelles technologies est directement liée à la façon dont l’industrie a été façonnée par cette technologie tout au long du 20e siècle. Si j’y pense à chaque fois que je pose mon oeil dans un viseur d’appareil argentique, je ne crois cependant pas que ce soit ce facteur qui donne cette aura particulière au procédé. Il y a une relation différente du photographe avec son sujet lorsque nous savons que le résultat ne sera pas visible instantanément. Impossible de se cacher derrière l’appareil: après chaque «clic»… rien ne se produit! Mine de rien, ce temps mort fait du bien! Cela fait en sorte que j’associe souvent la photographie argentique avec un côté plus personnel de ma vie photographique: amis, famille, vie de tous les jours, etc.

Cartes. Noël 2011 (© Sébastien Lavallée)

Cartes.

Vous pouvez voir plus d’images dans la section Holga de mon portfolio, ainsi que sur mémoire photographique. , mon tumblr nouvellement aménagé depuis la fin du défi une image par jour. J’y publie des images, en montage ou pas, de moments particuliers. Je préfère ce format à celui de l’obligation de faire une image par jour. Personnellement, je préfère utiliser cet espace de façon plus créative qu’obligatoire. Entre temps, si vous avez de vieux rouleaux de pellicule ou, encore mieux, de vieux appareils qui amassent la poussière, nous vous gênez pas pour communiquer avec moi!

Marathon

 

Marathon d'Ottawa, 29 mai 2011, Ottawa (© Sébastien Lavallée, 2011)

(© Sébastien Lavallée, 2011)

Je me suis proposé comme photographe pour un projet qui me tient particulièrement à coeur. Entraide familiale de l’Outaouais demande votre participation: afin de souligner ses 30 années d’existence, l’organisme vous invite à faire partie de son équipe de coureurs qui participeront au Marathon d’Ottawa les 26 et 27 mai prochain. J’ai toujours adoré les marathons. Il y a quelque chose d’incroyable dans le fait que l’être humain soit capable de telles prouesses, mais c’est surtout de voir des gens «ordinaires» qui prennent le temps de s’entraîner pour repousser leurs propres limites et accomplir ce même exploit qui m’impressionnera toujours. Le projet de documenter en photo les aventures de ces coureurs, dont fait partie mon amie Sophie, était donc trop intéressant pour ne pas que j’y apporte ma contribution bien personnelle! À suivre dans les prochaines semaines!

One thought on “Argentique

  1. Pingback: L'avantage du noir et blanc | Sébastien Lavallée Photographe

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